L’Inconnue • Annabel Gazzano et Vianney Galineau

Annabel Gazzano & Vianney Galineau

L’Inconnue

La musique, comme dans un rayon de supermarché, c’est des gros industriels et des petits producteurs locaux. Entre circuit-court, développement de projets artistiques et promotion des talents locaux, Le Rayon t’invite à prendre le café avec ces indés qui font les choses bien ☕️

Aujourd’hui Le Rayon du RIM vous présente un nouveau point de vente dans l’agglomération bordelaise : L’Inconnue

Depuis 38 ans, l’association Rock & Chanson accompagne les musicien·nes dans leur parcours musical, créant une permanence artistique foisonnante sur Talence et un renouvellement permanent des esthétiques et des artistes du territoire.

Implantée sur le quartier de Thouars, au cœur d’un parc aux arbres centenaires, L’Inconnue, c’est chaque jour près d’une centaine de personnes de la métropole bordelaise qui fréquentent les espaces de travail et de création, ouverts 6j/7, 274 jours par an.

Mais c’est encore Annabel et Vianney qui en parlent le mieux 👌

Vianney, Annabel et Delphine (qui se cache derrière son vinyle)

Qui êtes-vous, et qu’est-ce que l’Inconnue ?

• Je suis Annabel, je travaille à L’Inconnue depuis presque 4 ans, en tant que chargée de communication, de billetterie et de la vie associative.

• Je suis Vianney. Je suis arrivé à L’Inconnue il y a un peu plus de 2 ans pour m’occuper de l’accueil et de la répétition et depuis janvier 2024, je m’occupe également de la coordination de l’accompagnement.

Annabel • Pour présenter L’Inconnue, avec l’équipe on aime parler de « scène curieuse de musique » parce que c’est un lieu d’expérimentations sonores, de découvertes et de rencontres. Tout pour titiller la curiosité d’amoureux·ses de musique.

Avec huit studios de répétition, une école de musique, un studio d’enregistrement, un pôle médiation, un dispositif d’accompagnement, un festival annuel et une salle de concert, L’Inconnue offre une multitude de possibilités artistiques ! Les artistes sont évidemment au coeur du projet, en résidence, en répétition, en enregistrement, accompagnés, associés, ils participent activement à la vie de notre lieu. C’est un lieu qui est [quasi-]toujours ouvert, 6 jours / 7, de 10h à minuit. Il y a toujours quelqu’un qui joue, compose, repète quelque-part. Toutes les musiques co-existent dans chaque recoin, des projets avant-gardistes les plus fous aux musiques populaires, toutes sont valorisées avec la même ambition : créer de l’étonnement, du ravissement aussi et de véritables interactions culturelles entre les personnes.

Le projet de L’Inconnue est porté par l’association Rock & Chanson depuis maintenant presque 40 ans (La boom d’anniversaire est prévue en 2025 pour fêter ça) ! On pense les projets collectivement, avec nos multiples partenaires,
habitant·es et voisin·es, artistes.

Pour résumer, L’Inconnue c’est un lieu de vie en musique, pour les musicien·nes mais aussi pour celles et ceux qui aime l’écouter.

Faisons une visite imaginaire

Annabel • L’Inconnue est implantée dans le joli parc Chantecler au coeur du quartier de Thouars, à Talence. On va pas se mentir, il faut faut parfois se perdre pour nous trouver. Mais une fois arrivé, on y aperçoit un ancien chai rénové au milieu des arbres centenaires. On peut se poser sur la terrasse avec un café, passer à l’accueil où Vianney, Romain ou Juliette peuvent vous réserver une salle de repet’ et vous conseiller. On y vient aussi pour apprendre à jouer d’un instrument, seul·e ou à plusieurs.

Ça grouille toujours de musicien·nes : que ce soit l’après-midi par les enfants qui attendent leurs ateliers d’éveil en jouant de la batterie sur les sofas, ou encore le soir par les groupes qui viennent répéter et boire un verre.

Plusieurs artistes passent également par notre dispositif d’accompagnement, ils·elles viennent enregistrer dans notre studio, ou bien faire une ou plusieurs journées de résidence sur notre scène.

On peut aussi simplement venir passer une soirée au club, y découvrir un projet musical complètement fou, un artiste qu’on adore ou bien qu’on découvre. Le club fait 160 places, c’est petit, chaleureux et adoré de celles et ceux qui aiment la proximité avec les artistes.

Annabel et Vianney discutent avec Manu (RIM)
lors de l’installation du bac le Rayon

Manu Annabel et Vianney discutant dans l'accueil de l'Inconnue

Pourquoi avez-vous souhaité accueillir un bac du Rayon ?

Borne d'écoute et bac disponibles à l'accueil de l'Inconnue

Annabel • Que ce soit les groupes de la répétition, les élèves de l’école de musique, ou encore les groupes que nous accompagnons ou accueillons au club, ils·elles sont toutes passioné·es de musique et attentif·ives à la création locale.

Si sur la scène de L’Inconnue nous faisons tout pour mettre en valeur les artistes du territoire, cela nous paraît totalement cohérent de nous faire écho de leurs musiques une fois celle-ci enregistrées.

À l’Inconnue, on pense la programmation en partage avec toujours en tête l’envie de donner à découvrir des musiques qui étonnent, questionnent. Mais derrière, il y a aussi l’envie de proposer des rencontres avec les artisants de cette musique, celles et ceux qui la vivent et la composent.

Avoir le Rayon à l’accueil de L’Inconnue c’est rapprocher un peu plus ces créateur·ices de nos adhérent·es et de nos publics.

image animée de Chouquette le chat sui se prélasse dans le bac du Rayon

Est-ce qu’il y a un disque que tu as particulièrement aimé dans ce bac ?
Ou un disque que tu as hâte d’écouter ?

AnnabelBorgefül – Horst
Elle jouera chez nous le 20 mars prochain avec Midget !
Une contrebassiste qui nous propose des paysages sonores hors des sentiers battus. Le tout en patois auvergnat. C’est beau, ça fait vibrer. Et je suis fan de la contrebasse !

VianneyPurrs • Goodbye Black Dog
Quand il y a « post » devant un nom de style musical plus généraliste, je sais qu’il y a de fortes chances que la me plaise, et c’était le cas !

Le dernier live à l’Inconnue qu’il ne fallait pas louper ?

Annabel • On a fêté les 20 ans de Murailles Music en octobre dernier. Toute l’équipe était super heureuse de pouvoir faire partie des lieux qui recevaient cette tournée. C’est un partenaire précieux pour nous, qui met en avant des artistes hors-normes qui raisonnent complètement avec notre programmation au club. On a eu la joie d’accueillir ARLT, RIEN VIRGULE et DAS KINN. Trois moments musicaux totalement différents mais qui ont su réunir un public conquis.
C’était parfait !

Vianney • Nous organisons 3 soirées Alternatives dans l’année (L’Inconnue s’associe à une association locale qui programme au club), et celle du 11/11/23, organisée par Burdigala Records et Lunar Chords était une chouette réussite. La salle comble, une super ambiance familiale, du hardcore, des sourires et des supers souvenirs !

Quelle est la dernière sortie qui t’a fait frissonner ?

Vianney • Dans la catégorie Monde , le retour de Linkin Park. C’est un de mes groupes fondateurs d’adolescent. L’intégration de la nouvelle chanteuse, absolument pas évidente après Chester Bennington, s’est révélée très pertinente, et je trouve les deux premiers singles du futur album excellents.
Et j’aimerais aussi ajouter, dans la catégorie locale, une des dernières sortie de Flippin’ Freaks, le groupe de shoegaze clarence et leur super 1er album : smudge

Coline Lyphout • Facilitatrice au Café Lib’

Coline Lyphout facilitatrice du Café Lib’

Un tiers-lieu à Bourrou

La musique, comme dans un rayon de supermarché, c’est des gros industriels et des petits producteurs locaux. Entre circuit-court, développement de projets artistiques et promotion des talents locaux, Le Rayon t’invite à prendre le café avec ces indés qui font les choses bien ☕️

Aujourd’hui Le Rayon vous présente Coline, facilitatrice du Café Lib’ qui vient d’accueillir un bac du Rayon !

On laisse Coline vous raconter tout ça 👌

Salut Coline, c’est quoi le Café Lib’ ?

Le Café Lib’ c’est un café associatif existant depuis 2012 dans la commune de Bourrou avec ses 135 habitants.

Monté dans l’ancienne école du village et accueillant de plus en plus de monde, ce café à permis de monter une libraire associative, d’accueillir des spectacles ainsi que d’ouvrir un bar.

La mairie a donc investi financièrement le lieu en 2019, permettant de doubler sa superficie et ainsi de le transformer pour le mettre aux normes en tant que tiers lieu.

Aujourd’hui le Café Lib’ c’est :

– Une libraire

– Un lieu d’exposition

– Une salle de spectacle

– Une résidence artistique

– Un espace de coworking avec des bureaux

– Un accueil d’école de musique (Institut des Musiques Rock de Périgueux 3j/semaine)

Il faut aussi savoir que le Café Lib’ c’est une association où je suis la seule salariée, mais c’est d’abord une équipe de bénévoles mobilisés et portant la plupart des projets.
Parmi toutes les activités qui s’entremêlent à hauteur de 3 à 4 par mois nous retrouvons des concerts, des soirées jeux, des après-midi lecture ou encore des rencontres avec des artistes.

Tu peux nous faire une visite imaginaire ?

Quand on arrive à Bourrou, il faut imaginer que c’est un tout petit village avec quelques maisons.

Dehors, il y a une grande halle où l’on fait des spectacles extérieurs, en étant en contrebas du Café Lib’. En montant les marches pour accéder à une terrasse, nous rentrons dans le Café Lib’ avec un hall d’accueil.
À gauche de ce hall, nous retrouvons le bar du café qui donne sur une grande salle.

Dans cette grande salle, nous avons sur le mur du fond la libraire (étant plus une bouquinerie) avec une partie réservée directement à la vente de livres neufs.
Nous retrouvons aussi sur certains murs des expositions d’artistes.

Toujours dans le hall d’accueil, nous retrouverons directement en face de la porte d’entrée, un espace de coworking appelé « La bulle » composée de 5 bureaux.


Et ensuite, à droite du hall d’accueil se trouve une pièce qui accueille l’école de musique. 

Pourquoi vouloir accueillir un Bac du Rayon ?

Au départ, le Café Lib’ n’avait pas vocation à faire des spectacles ou des concerts, puis au fil du temps et des demandes des habitants, le Café Lib’ a commencé à programmer des groupes locaux. De ce fait, en ramenant plus de monde et avec des aides financières, plus conséquentes, tout un questionnement s’est posé sur le financement et la rémunération des artistes locaux.

Il faut savoir que Bourrou reste un village dynamique sur différents pôles, nous pouvons retrouver une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), un groupement d’achat ou encore diverses associations portant des valeurs humaines et de circuits courts.
L’idée d’accueillir le Rayon permettait de faire un lien direct avec Le RIM.

Cela nous permettait aussi de mettre en avant des labels et des artistes locaux de Nouvelle-Aquitaine, tout en proposant aux adhérents et visiteurs du Café Libre la vente de CD et de vinyles de qualité.

Cette démarche humaine, de circuit court valorisant ce vivier local fait entièrement partie de nos valeurs.

Comment es-tu rentrée dans ce projet ?

J’ai habité pendant longtemps au Chili et j’ai travaillé directement dans un jardin culturel, avec un projet assez similaire au Café Lib’. À cette époque, le concept même de tiers lieux n’existait pas. La partie coordination de projet, accueil, relations humaines, médiation, compréhension des mécaniques de collectif ou de groupe m’a toujours beaucoup attiré.

En revenant en France, je suis tombée sur le métier de facilitatrice, métier que je ne connaissais pas. Je me suis donc formée. Je travaillais alors déjà dans un espace de travail partagé à Périgueux.

J’ai donc par la suite trouvé au Café Lib’, une dimension culturelle et une animation rurale qui me plaisaient. 

Un disque du Rayon qui t’attire ?

Oui, le disque SIDI WACHO !

Déjà, l’illustration est particulièrement réussie avec de la gravure. Je fais moi-même de la gravure et c’est ce qui m’a attiré directement.
Les personnes représentées sur la cover portent des foulards, écho un peu zapatiste.

Ayant vécu de nombreuses années en Amérique Latine, ce disque m’attire naturellement.

Pour suivre les actualités du Café Lib’ :

INTERVIEW · Adeline · Médiatrice culturelle à La Nef

Adeline, responsable de l’action culturelle à La Nef

Le Rayon te propose de partir à la rencontre des passioné·e·s qui font vivre la musique en Nouvelle-Aquitaine. Entre circuit-court, développement de projets artistiques locaux et promotion des talents de la région, on t’invite à prendre le café avec les pros du microsillon.

Aujourd’hui Le Rayon te présente Adeline, responsable de l’action culturelle à La Nef, une salle de spectacle située à Angoulême et dédiée à la musique actuelle, mais pas que.

Salut Adeline, est-ce que tu peux te présenter et ce que tu fais à la Nef ?

Je m’appelle Adeline Sourisseau, je suis médiatrice culturelle à La Nef donc en gros je monte des projets avec des structures extérieures. Ça peut être des scolaires, le milieu hospitalier, le milieu carcéral, des centres sociaux, peu importe tant qu’il y a une envie commune de faire quelque chose.

Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef

Est-ce que tu peux nous en dire plus sur la Nef ? Il s’y passe quoi concrètement ?

La Nef c’est ce qu’on appelle une SMAC, scène de musiques actuelles, dans laquelle on va retrouver une salle de concert qui fait 750 places. On y trouve 4 studios de répétitions qui accueillent en moyenne 150 groupes à l’année et un studio d’enregistrement qui sert essentiellement à l’accompagnement de la scène locale, à faire des maquettes. On fait peu, voire pas, d’enregistrement professionnel. On a une boutique dédiée aux acteurs de l’image chez nous, donc c’est des illustrateurs qui vont mettre en dépôt-vente leurs créations par exemple. Ça peut être aussi nous, nos propres créations, puisqu’on essaye de travailler au maximum avec les illustrateurs et dessinateurs d’ici. Par exemple, on a ce projet de sérigraphie qui s’appelle 7 trois-quart, c’est donc 7 illustrations à l’année, 3 couleurs imposées et carte blanche à l’illustrateur. Donc on essaie sur certains concerts de faire une sérigraphie en lien avec le concert qui sera animée en réalité augmenté. Il suffit de télécharger l’application PAN et l’affiche s’anime, donc on fait travailler les illustrateurs et dessinateurs mais aussi les gens du dessin animé pour pouvoir mettre en réalité augmenté ces différents supports. Et dans cette boutique on retrouve aussi des Fanzines, des disques, des CD, des vinyles et des cartes postales.
Et on fait plein d’animations. Il y a ce qu’on appelle le « fauxtomaton ». je n’en dirai pas plus, les gens testeront pour ce qui viendront. On a aussi des illustrateurs, par exemple Timothée au bar, qui fait des croquis et qu’on édite en carte postale chaque année. Ils sont une petite dizaine à venir et à tourner sur les concerts régulièrement.

Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef
Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef

La Nef est grande mais est-ce que tu peux nous faire une visite imaginaire ? Décrire à quoi il ressemble pour que les lecteurs puissent se l’imaginer.

Alors improviser ça, ça va être compliqué (rire). Il faut s’imaginer rentrer dans une ancienne poudrière où on fabriquait avant des munitions d’armes. Donc un vieux bâtiment en pierre qui a une hauteur sous plafond assez grande avec des charpentes en bois. Quand on sort de cette salle de concert, on arrive dans le coté plus moderne qui a été fait en 2005. On va retrouver un bar qui change d’allure régulièrement. Là aujourd’hui il est très fleuri par exemple, mais on a eu des jungles et pas mal de choses. Quand on remonte au studio, là on arrive dans un univers qui nous met en condition plus sérieuse. Avec un son très mat dans les studios, ce qui fait que l’acoustique est très particulière. Et comme c’est entretenu très régulièrement, on a la chance d’avoir des régisseurs studio qui font très attention au matériel et des groupes très respectueux de ça.

Quel est ton meilleur souvenir dans cette salle ?

Alors j’en ai plein ! C’est dur mais j’ai tendance à dire que c’est le premier concert que j’ai fait sans mes parents. Je l’ai fait ici quand j’étais adolescente. C’était le concert de Nada Surf, avant les rénovations, donc en 2003 ou 2002. Il y avait que la salle, il n’y avait pas la partie studio et bar. Le bar était dans la salle donc ça faisait plus petit. Et le groupe était venu boire des coups avec nous à la fin. C’était mon premier souvenir marquant. Si à cette époque je m’étais dit que j’allais boire plein de coup avec des groupes par la suite je ne l’aurais pas cru. (rire)

On peut donc dire que ton « toi » plus jeune est satisfaite alors ?

Voilà exactement ! (rire)

La Nef vient d’installer un bac le Rayon, qui rassemble les disques produits par les labels indés de Nouvelle-Aquitaine…  En quoi est-ce important de proposer au public la musique produite localement ?

Alors déjà, ça fait partie d’une démarche globale de La nef. On a cette envie de travailler en circuit court. Alors on a des failles comme tout le monde puisqu’on ne peut pas tout faire en circuit court mais on y travaille. Notamment sur le catering et restauration on va acheter nos légumes et cueillir nos fruits à la cueillette fabulette plutôt que d’en acheter qui viennent d’Espagne ou autre. Quand on a crée la boutique on l’a dédiée à l’image puisqu’avant il y avait un disquaire dans cette boutique mais son souvenir est très présent et on avait pas forcement envie de mettre un autre disquaire. Donc on a préféré la dédier à l’image et on s’est dit quand même qu’il y a un lien à faire entre image et musique. Donc sans faire appel à un disquaire, comment essayer de faire en sorte que ce circuit court qu’on essaye de mettre en place soit présent en terme de disque. Et là Manu (Monsieur le Rayon) est arrivé (rire) ! C’était important pour nous d’avoir les labels de la région dans cette boutique là.

Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef
Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef

Et parmi les artistes locaux on peut y retrouver des illustrateurs et des collectifs c’est ça ?

Tout à fait ! Au niveau des collectifs on a le collectif PAN par exemple qui fait une expo érotique dans les toilettes, on a le collectif le Hiboux dont on a les fanzine ici. Ça dépend aussi des envies des gens.

Dans ce bac Le Rayon, est-ce qu’il y a un disque qui t’a plu ?

Oh j’en ai plein mais là, ceux que j’ai chez moi et que j’écoute le plus souvent, ça va être du Shannon Wright ou Lysistrata.

Un groupe du coin que tu aimerais nous faire découvrir ?

Ah il y en a plein, là ce qui me vient en tête, parce qu’ils répétaient mercredi, c’est les Mexican Purple Wine. Une espèce de grunge bien énervé ! Je vous les recommande fortement !

Imagine que j’ai envie de créer ma salle de concert… quel bon conseil est-ce que tu me donnes ? Au contraire, un truc que je dois absolument éviter ?

Déjà je te demanderais quel type de salle tu veux faire, est-ce que c’est une petite salle rurale, un parc expo (rire) ça va dépendre de ce que tu veux faire. Je te conseillerais la petite salle en milieu rural. La chose à éviter c’est de se mettre dans un lieu avec un voisinage trop proche. Par exemple, nous on est bien ici dans un industriel. Alors c’est pas exotique quand on sort mais au moins on embête personne. Les choses que je te conseillerais c’est de ne pas faire comme les autres. De trouver quelque chose qui te sort du lot.

Et qu’est-ce que La Nef a qui la sort du lot ?

Je pense que c’est justement le fait que quand les gens viennent à la Nef ils ne viennent pas seulement voir des concerts. On leur propose autre chose. Notamment toutes les animations qu’on met en place, comme pour « Bisou », je peux pas tout dire mais il va y avoir la possibilité de faire son propre flipbook, de couple ou d’amis. Il va y avoir la possibilité de faire un Tinder mais DIY, chaque célibataire se dessine et les autres célibataires qui passent peuvent choisir le dessin qu’ils veulent. Il va y avoir un blindtest comme d’habitude, il va y avoir de la licorne, je n’en dirai pas plus (rire). Des tatouages, de la radio, des expos, en veux tu en voilà, il y en a dans les toilettes, sur les murs, un peu partout.

> événement passé du 9 au 13 Novembre 2021

Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef

Ah oui, vous avez crée une radio ?

Oui, avec plusieurs acteurs du territoire on a crée radio Zai Zai. Dans le conseil d’administration il y a la Nef mais aussi Musique Métisse, passe à l’image qui est une association plutôt dédiée au documentaire, il y a le FRAC, (fond régional d’art contemporain), j’en oublie certainement mais l’idée c’est que ce soit ouvert à plusieurs esthétiques et envies, pas qu’à la musique. Ils viennent sur « Bisou » toute la semaine faire un plateau en direct. Là où on se trouve, qui est aussi notre salle de karaoké (rire).

> Pour en savoir plus sur Radio Zai Zai

Quel est ton dernier coup de cœur musical vu à La Nef ?

Ah c’est mes chouchous, c’est Johnny Mafia. Hyper touchant, et je ne sais pas, ils me donnent la patate. Je ressors de là je serais capable de monter sur scène (rire).

Qu’est-ce qui fait un bon concert selon toi ?

Je pense que c’est la relation que les membres d’un groupe ont entre eux. On voit vite un groupe qui se prend la tête et un qui se la prend pas et on voit vite la différence en live.

Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef
Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef
Le Rayon du RIM Nouvelle-Aquitaine La Nef

Et un bon disque ?

L’ingé son ! (Rire) Une fois que les musiciens sont bons, clairement la différence c’est la personne qui va s’occuper de enregistrement, du mix, etc…

Il faut bien s’entourer alors !

Exactement (Rire) !

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un groupe de musique qui se lance, à part avoir un bon ingé son ?

Il faut savoir être patient et ne pas vouloir aller trop vite !

> Pour plus d’informations : https://www.lanef-musiques.com/

INTERVIEW · Nolwenn · Attachée de presse à Banzai Lab

Nolwenn, attachée de presse chez Banzai Lab

Le Rayon te propose de partir à la rencontre des passioné·e·s qui font vivre la musique en Nouvelle-Aquitaine. Entre circuit-court, développement de projets artistiques locaux et promotion des talents de la région, on t’invite à prendre le café avec les pros du microsillon.

Aujourd’hui Le Rayon te présente Nolwenn, attachée de presse auprès du label associatif Banzai Lab, situé à Bordeaux. Ce label soutient, favorise le développement et accompagne les artistes dans leurs démarches professionnelles afin qu’ils puissent consacrer leur énergie et leur talent à créer.

En lien direct avec les artistes, Nolwenn se charge de promouvoir leurs albums, singles ou autres événements à venir. Dans cette interview, elle te livre tous ses conseils et expériences sur son métier.

Découvrez les vidéos ci-dessous :

INTERVIEW • Monsieur Le Rayon

Manu, chargé de la promotion et de la distribution des disques Le Rayon

Emmanuel est la figure de proue du Rayon. C’est lui qui centralise les disques produits par les labels néo-aquitains et les distribue dans nos points de vente partenaires. Au volant de son van et son bac à disques sous le bras, il parcourt la région pour rencontrer celles et ceux qui font vivre la musique indépendante, et déposer près de chez vous toutes leurs pépites sonores.

Pour le rencontrer, devenir partenaire Le Rayon ou juste lui envoyer un mot doux : emmanuel . castel @ le – rim . org